ANTICIPATED DIRECTIVES AND END OF LIFE PRACTICES IN FRANCE

[:en] What happens when one is incapacitated to the point of not being able to express their last wishes concerning a treatment or refusal of, following an accident or during a terminal illness. Who will make the decisions as to whether a treatment should be carried out, if the patient cannot express himself? This issue has been dividing the public opinion in France for years, following a highly publicised case that ended sadly last July: the Lambert case. Vincent Lambert had been in a vegetative state following a road accident in 2008. His wife, appointed as his legal guardian, supported by some of his siblings, had been trying since 2013 to allow him to die with dignity. Lambert could no longer make any decisions but had before his accident expressed the wish not to be kept in a vegetative state should something happened to him. Unfortunately, his parents felt strongly otherwise and fought to make sure that he was kept alive. To cut a story short, after years of legal battle in France (more than 34 court decisions, including one from the European Court of Human Rights) Lambert died on July 11th 2019 following a decision of the French Supreme Court overruling an appeal, thus allowing the medical team to stop treatment. Artificial nutrition and hydration were no longer supplied in order to allow Lambert to die, while placing him in deep sedation as is provided for by the French law. This is the second highly publicised cases in France about the right to a dignified death. The first one in the noughties, the Vincent Humbert Case, had ended with the assisted suicide by his mother, which is yet the subject of another debate. Both cases have led to changes in the French law, the latest one dating back to 2016. Can the situation in the Lambert case be avoided? Yes, it can. With the advice of your lawyer, you can take some steps, called anticipated directives. Here is the situation in France
  • What are the end of life practices in France?
In France, as it is the case in many countries, euthanasia is illegal. Doctors can however place terminally ill patients in deep sedation since 2016. French law also provides that maintaining someone’s life artificially is illegal, if it is useless and aims at prolonging artificially the life of the patient. This is referred to in the law as “unreasonable stubbornness” in applying medical treatment to patient at the end of his life. As a result, doctors are encouraged to prescribe palliative care, even if the outcome may be the death of the patient.
  • Anticipated directives
What we learnt from the Lambert case, is the importance and the need to express your last wishes not only orally to your spouse or your friends but also on paper. The solution is to draft what we call anticipated directives, and this must be done regardless of your age and your health. These anticipated directives will help your family and the medical team to make decisions with regards to treatments such as whether or not to stop them, whether or not to revive you, whether or not to proceed with surgery…. In France, the process is quite straight forward. The easiest way to go about it is to draft a written statement in order to specify your last wishes with regards to the end your life.  This can be done by anyone above 18 alone or with the help of your Legal Guardian, if one has been appointed, by hand, signed and dated and kept somewhere safe but easily accessible. Depending on the situation this could be at home, with your family doctor, or given to the medical team who will carry out surgery, or to the retirement home. The important thing is that the anticipated directives can be easily found if needed. These anticipated directives will be applied by the medical team if clearly drafted and not ambiguous. However, there may be situations where they can be overlooked, for instance in case of an emergency leaving no time to assess the directions and the situation or if the last wishes are not adapted to the medical condition. In the latter case the decision not to respect the anticipated directive will be submitted to a committee of doctors. For more information please do not hesitate to contact us.[:fr]

Que se passe-t-il lorsqu’une personne est frappée d’incapacité au point de ne plus pouvoir exprimer ses dernières volontés au sujet d’un traitement ou un refus de traitement, à la suite d’un accident ou d’une maladie en phase terminale? Qui décidera si un traitement doit être effectué si le patient ne peut pas s’exprimer?

Cette question divise l’opinion publique en France depuis des années, à la suite d’un cas très médiatisé qui s’est conclu tristement en juillet dernier: le cas Lambert.

Vincent Lambert était dans un état végétatif suite à un accident de la route en 2008. Sa femme, désignée comme son tuteur légal, soutenue par certains de ses frères et soeurs, essayait depuis 2013 de le laisser mourir dans la dignité. Lambert ne pouvait plus prendre de décision mais avait, avant l’accident, exprimé le souhait de ne pas rester dans un état végétatif s’il lui arrivait quelque chose. Malheureusement, ses parents étaient profondément convaincus du contraire et se sont battus pour qu’il soit maintenu en vie.

En bref, après des années de bataille juridique en France (plus de 34 décisions de justice, dont une de la Cour Européenne des Droits de l’Homme), Lambert est décédé le 11 juillet 2019 à la suite d’une décision de la Cour suprême française rejetant un recours, permettant ainsi à l’équipe médicale d’arrêter le traitement. La nutrition artificielle et l’hydratation n’étaient plus fournies pour permettre à Lambert de mourir, tout en le plaçant dans une sédation profonde comme le prévoit la loi française.

Il s’agit du deuxième cas très médiatisé en France concernant le droit à une mort digne. La première dans les années 2000, l’affaire Vincent Humbert, s’était terminée par son suicide assisté par sa mère, faisant encore l’objet d’un autre débat.

Les deux affaires ont entraîné des changements de la législation française, la dernière datant de 2016.

Peut-on éviter la situation dans l’affaire Lambert? Oui on peut.

Sur les conseils de votre avocat, vous pouvez prendre certaines mesures, appelées directives anticipées.

Voici la situation en France

  • Quelles sont les pratiques de fin de vie en France?

En France, comme c’est le cas dans de nombreux pays, l’euthanasie est illégale. Les médecins peuvent toutefois depuis 2016 placer les patients en phase terminale dans une sédation profonde. La législation française prévoit également que maintenir artificiellement la vie de quelqu’un est illégal, si cela est inutile et vise à prolonger artificiellement la vie du patient. La loi appelle cela «l’obstination déraisonnable» à appliquer un traitement médical au patient à la fin de sa vie. En conséquence, les médecins sont encouragés à prescrire des soins palliatifs, même si le résultat peut être la mort du patient.

  • Directives anticipées

Ce que nous avons appris de l’affaire Lambert, c’est l’importance et la nécessité d’exprimer vos dernières volontés non seulement oralement à votre conjoint ou à vos amis, mais également sur papier. La solution consiste à rédiger ce que nous appelons des directives anticipées, et cela doit être fait indépendamment de votre âge et de votre santé.

Ces directives anticipées aideront votre famille et l’équipe médicale à prendre des décisions en ce qui concerne les traitements tels que s’il faut ou non les arrêter, vous faire revivre, procéder à une chirurgie …

En France, le processus est assez simple. La façon la plus simple de s’y prendre est de rédiger une déclaration écrite afin de préciser vos derniers souhaits quant à la fin de votre vie. Cela peut être fait par n’importe qui au-dessus de 18 ans, seul ou avec l’aide de votre tuteur légal, s’il en a été nommé un, à la main, signé, daté et conservé dans un endroit sûr, mais facilement accessible. Selon la situation, cela peut être à la maison, avec votre médecin de famille, ou donné à l’équipe médicale qui procédera à l’opération, ou à la maison de retraite. L’important est que les directives anticipées puissent être facilement trouvées si nécessaire.


Ces directives anticipées seront appliquées par l’équipe médicale si elles sont clairement rédigées et non ambiguës. Cependant, elles peuvent être négligées dans certains situations, par exemple en cas d’urgence ne laissant pas le temps d’évaluer les instructions et la situation ou si les dernières volontés ne sont pas adaptées à l’état médical. Dans ce dernier cas, la décision de ne pas respecter la directive anticipée sera soumise à un comité de médecins.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.
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